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Guide gratuit · Selon votre projet

Acheter dans l'ancien avec travaux : comment les financer dans votre prêt immobilier

Vos travaux peuvent être intégrés à votre prêt immobilier : sur devis d'artisans, la banque ajoute leur montant au capital emprunté, puis débloque cette enveloppe travaux sur factures, après la signature chez le notaire. Pour savoir combien emprunter, posez le coût total : prix négocié + frais de notaire (7 à 8 % dans l'ancien) + frais de garantie + frais de dossier (500 à 2 000 €) + travaux + 10 à 15 % de marge sur les devis.

C'est ce total, et non le prix de l'annonce, qui fixe votre apport, votre prêt et votre mensualité, dans la limite de 35 % d'endettement assurance comprise, sur 25 ans. Le reste se joue sur quatre points : diagnostics et copropriété lus avant l'offre, éco-PTZ demandé en même temps que le prêt, différé calé sur le chantier, condition suspensive bien rédigée.

Quel est le vrai coût d'un achat dans l'ancien ?

Avant toute offre, additionnez le prix négocié, les frais de notaire (environ 7 à 8 % dans l'ancien), les frais de garantie (caution ou hypothèque), les frais de dossier (500 à 2 000 €, difficiles à négocier), les travaux, leur marge et, en copropriété, les travaux votés.

Comme pour tout dossier de prêt immobilier, le standard est un apport qui couvre les frais, soit environ 10 % du prix : la banque finance alors le prix et l'enveloppe travaux. Il doit ensuite vous rester 15 000 à 20 000 € d'épargne minimum avec travaux, 5 000 à 10 000 € sans, car les imprévus de chantier sont fréquents.

Diagnostics et copropriété : que vérifier avant de faire une offre ?

Le vendeur doit vous remettre le dossier de diagnostic technique au plus tard au compromis : demandez-le avant votre offre. Trois points pèsent sur votre budget :

  • DPE : pour un logement classé F ou G, certaines banques exigent un budget de rénovation énergétique dans le plan de financement, voire refusent sans ;
  • électricité : une remise aux normes complète se chiffre vite en milliers d'euros ;
  • assainissement individuel non conforme : mise en conformité généralement exigée dans l'année suivant la vente, à vos frais, couramment 8 000 à 15 000 € pour une installation complète.

En copropriété, lisez les charges réelles, les procès-verbaux des trois dernières assemblées générales et l'état du fonds de travaux. Sauf clause contraire, les travaux votés mais appelés après la vente sont pour vous, et un ravalement discuté d'assemblée en assemblée finira par être voté : provisionnez-le comme s'il était acquis.

Comment financer des travaux dans un prêt immobilier ?

Intégrer les travaux au prêt est presque toujours plus intéressant qu'un crédit à la consommation souscrit après coup : taux plus bas, durée plus longue, une seule mensualité. Vous présentez des devis détaillés au montage ; la banque débloque l'enveloppe au fil des factures. Quatre règles à connaître :

  • Deux pratiques de déblocage : certaines banques paient directement les artisans, d'autres versent les fonds sur votre compte, à charge pour vous de les régler. Renseignez-vous : votre trésorerie de chantier en dépend.
  • Factures et devis : les factures ne doivent pas forcément correspondre aux devis présentés, tant que le total tient et qu'il s'agit bien de travaux.
  • Ce qui n'est pas finançable : l'électroménager et le mobilier, même sur un devis de cuisiniste. Pour vos achats de matériaux, certaines banques en acceptent une part, beaucoup refusent : l'auto-rénovation se finance surtout sur l'épargne.
  • La marge : intégrez 10 à 15 % au-dessus des devis dès le montage, car une rallonge après signature est difficile à obtenir.
Exemple chiffré

Une maison affichée 230 000 € qui coûte en réalité 276 000 €

Une maison ancienne est affichée 230 000 €. L'acheteur la négocie à 215 000 € et fait chiffrer 35 000 € de travaux par des artisans.

Coût total : 215 000 € + ≈ 17 200 € de notaire (8 %) + ≈ 3 000 € de garantie + ≈ 1 000 € de frais de dossier + 35 000 € de devis + ≈ 4 800 € de marge (13,7 % des devis) = ≈ 276 000 €, soit 20 % de plus que le prix affiché.

Montage : un apport de 21 200 € couvre les frais (notaire, garantie, dossier), et la banque prête les 254 800 € restants, soit le prix et une enveloppe travaux de 39 800 €, marge comprise, sur 25 ans avec 12 mois de différé partiel le temps du chantier. L'acheteur garde en plus 15 000 à 20 000 € d'épargne pour les imprévus.

Éco-PTZ, PTZ, Action Logement : quelles aides dans l'ancien ?

L'éco-PTZ finance à taux zéro des travaux de rénovation énergétique confiés à des entreprises RGE, sans condition de ressources. Demandez-le en même temps que le prêt principal : la banque peut alors lisser les lignes de prêt, et vous gardez la même mensualité du premier au dernier mois. Demandé après l'achat (certaines banques imposent cet ordre), il se superpose au crédit : accordé sur 20 ans maximum, il ajoute sa mensualité à la vôtre pendant 20 ans. Posez la question avant de choisir votre banque.

MaPrimeRénov' arrive souvent après les travaux : ne bâtissez pas votre trésorerie de chantier dessus. Le PTZ n'est ouvert dans l'ancien qu'en zones B2 et C, avec des travaux d'au moins 25 % du coût total. Quant au prêt Action Logement, il finance l'achat ou la construction d'un logement neuf : dans l'ancien, seul l'achat d'un logement HLM mis en vente par un bailleur social y ouvre droit. Barèmes à vérifier au moment du projet, avec notre guide PTZ et prêts aidés.

Différé et préfinancement : alléger la période de travaux

Pendant un gros chantier, vous payez votre loyer et un crédit sur un logement inhabitable. Le différé allège cette période : vous ne remboursez pas encore le capital. En différé partiel, le plus courant, vous payez les intérêts et l'assurance sur les sommes débloquées ; en différé total, l'assurance seule, mais les intérêts s'ajoutent au capital : plus confortable, plus cher au final.

Demandez aussi où le différé se loge. Inclus dans les 25 ans, il raccourcit l'amortissement : avec 12 mois de différé, il reste 24 ans pour rembourser, et la mensualité qui suit est plus élevée. En plus, sous forme d'une phase de préfinancement pouvant aller jusqu'à 36 mois, il abaisse la mensualité définitive mais allonge le crédit et son coût. Ce préfinancement reste en place tant qu'il reste au moins 1 € à débloquer : faites-le clôturer dès la dernière facture.

Condition suspensive et taux plafond : protéger votre dépôt de garantie

Au compromis, vous versez un dépôt de garantie de 5 à 10 % du prix, chez le notaire, jamais directement au vendeur. La condition suspensive d'obtention de prêt vous le rend si le financement est refusé, à condition d'être bien rédigée :

  • Délai : 45 à 60 jours dans l'ancien, jamais moins de 45 ; 60 à 75 jours si le montage comporte un prêt réglementé, comme l'éco-PTZ, ou une instruction longue.
  • Montant : celui que vous emprunterez réellement, enveloppe travaux comprise.
  • Taux plafond : supérieur au marché du moment. S'il est trop bas, les refus obtenus à des taux plus élevés ne sont pas valables, et le dépôt de garantie n'est pas récupérable.

Les notaires exigent en général deux refus bancaires ; à défaut, vous risquez une indemnité de 10 % du prix.

Conseil du courtier

Un DPE F ou G n'est pas un motif pour fuir, c'est un motif pour chiffrer. Si le vendeur a intégré la décote dans son prix et que vous budgétez la rénovation énergétique dans le prêt, vous achetez un bien décoté que vous revaloriserez. S'il affiche un prix de bien rénové avec un DPE G, négociez fort ou passez votre chemin : la banque fera le même calcul que moi. Et présentez votre projet en une page (prix, devis, DPE avant et après travaux, coût total, apport, mensualité) : un emprunteur qui maîtrise son opération, c'est ce qu'un comité de crédit veut financer.

Aller plus loin · La fiche complète

La fiche « Achat dans l'ancien »

La fiche « Achat dans l'ancien » va plus loin : le tableau de lecture de chaque diagnostic, la checklist de visite à emporter sur place, la séquence complète de l'offre aux clés, les arguments chiffrés pour négocier le prix et les pièges à éviter — vices cachés, servitudes, copropriété en difficulté, valeur après travaux surestimée. Elle se termine par un plan d'action étape par étape, un quiz et un mémo express.

21 pages · PDF à votre nom · téléchargement immédiat · quiz et mémo express
Plusieurs sujets vous concernent ? Le pack des 17 fiches est à 199 € au lieu de 553 € — et si vous me confiez ensuite votre dossier, la remise de 10 % sur mes honoraires de courtage dépasse le prix du pack sur un dossier mené à son terme (conditions dans les CGV).

Questions fréquentes

Peut-on inclure des travaux dans un prêt immobilier ?

Oui. Sur présentation de devis d'artisans, la banque ajoute le montant des travaux au capital emprunté, puis débloque cette enveloppe sur factures après la signature chez le notaire : selon la banque, elle paie directement les artisans ou vous verse les fonds. L'électroménager et le mobilier restent exclus, même sur un devis de cuisiniste.

Faut-il demander l'éco-PTZ en même temps que le prêt immobilier ?

Oui, si c'est possible : la banque peut alors lisser les lignes de prêt, et vous payez la même mensualité du premier au dernier mois. Demandé après l'achat, l'éco-PTZ, accordé sur 20 ans maximum, se superpose au crédit immobilier : les deux mensualités s'additionnent pendant 20 ans.

Quel délai de condition suspensive pour un achat dans l'ancien ?

En général 45 à 60 jours, jamais moins de 45, et 60 à 75 jours si le montage comprend un prêt réglementé (éco-PTZ, PTZ) ou une instruction longue. La condition doit viser le montant réellement emprunté, travaux compris, et un taux plafond supérieur au marché, sans quoi le dépôt de garantie peut être perdu.

Le prêt Action Logement est-il possible dans l'ancien ?

En règle générale, non : le prêt Action Logement, jusqu'à 30 000 € à 1 %, finance l'achat ou la construction d'un logement neuf. La seule exception dans l'ancien est l'achat d'un logement HLM vendu par un bailleur social. Pour des travaux de rénovation énergétique, regardez plutôt l'éco-PTZ et MaPrimeRénov' (conditions à vérifier au moment du projet).

Ce guide fournit une information générale fondée sur les pratiques bancaires constatées à sa date de mise à jour. Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une offre de crédit. Chaque banque applique ses propres critères et les chiffres cités évoluent : vérifiez-les au moment de votre projet. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.